Le coup de foudre – un cocktail chimique !

L’amour prend différentes formes dans une relation. Au début, c’est un amour passionnel et il est soutenu par notre biochimie interne qui forme un feu d’artifices hormonal le temps d’accueillir les vagues de la vie. Des scientifiques ont découvert un véritable cocktail chimique* en observant l’activité neuronale à l’IRM de personnes amoureuses.

Le résultat est comparable à celui d’une personne sous cocaïne.

Phase 1 : Coup de foudre !

Dès la rencontre, les corps échangent des milliers d’informations à notre insu.  Nous sentons des atomes crochus et pour cause sur certains de nos organes nous avons de minuscules glandes qui exhalent des composés volatils à notre organe voméronasal (logé dans le nez), qui seront lus en direct par le cerveau archaïque. Il s’agit des phéromones, notre empreinte olfactive personnelle et à nulle autre, un vrai code barre intime. **

 

Les regards se croisent et notre mémoire affective en est profondément touchée. La case « plaisir » s’active dans notre cerveau limbique. L’hormone Phényléthylamine (PEA) envoie une décharge qui fait monter l’euphorie et coupe la faim !

Le rythme cardiaque accélère et BIM ! Coup de foudre !

Phase 2 : Tout est merveilleux !

Lors de cette phase, les partenaires apprennent à se connaître. Ils tentent de créer un ancrage. Ils ne sont pas fatigués et tout leur paraît plus beau. Arrive à cet instant l’Endorphine (relaxation-plaisir) et la Dopamine (ce qui nous donne envie d’avoir envie). Grace à la modification temporaire du cortex, le jugement social et le sens critique sont inhibés. Tout ce que fait l’autre est perçu comme merveilleux.

Phase 3 : On shake le cocktail !

L’aventure continue, l’ocytocine, l’hormone de l’amour et la vasopressine, l’hormone du lien vont prendre le relais. L’Ocytocine afflue dans le système lorsque nous nous regardons, lorsque nous nous touchons, lorsque nous avons un orgasme.  La Vasopressine quant à elle, va créer de l’attachement et de la tendresse. C’est au tour de la Sérotonine de faire surface. Cette hormone du sommeil va permettre de tempérer les deux premières phases en régulant le sommeil et l’humeur des partenaires. Elle pérennise la relation en créant un sentiment de bien être.

 

Malheureusement, d’après Albert Cohen*** et certains chercheurs, il est chimiquement impossible de rester en phase 1 & 2 toute notre vie. Notre cerveau ne survivrait pas deux ans.

 

*Yann Piett** L’Intelligence Amoureuse, Florence--***Albert Cohen, Belle du Seigneur